Aujourd'hui,
nous sommes tous des Danois. Le sommet de Copenhague, qui démarre ce jour, s'il
n'a pas, pour le moment, rafraîchi la planète, a du moins réussi a insuffler un
vent d'enthousiasme plutôt unanime. Enthousiasme parfois forcé et souvent un
poil démesuré. Ainsi le scénario que vient de pondre le CNRS et qui prévoit la
création de 50 000 emplois d'ici une petite dizaine d'années pour la seule
ville de Paris si elle passe au vert. Sauf que pour en arriver là, l'Hôtel de Ville
devra investir. Et pas qu'en annonces de recrutement. La facture est d'ailleurs avancée par le Centre National de Recherche Scientifique. Pour la rénovation du
patrimoine, il en coûtera 511 millions d'euros. L'éclairage public nécessitera
81 millions d'euros. Quant au transport, il faudra compter 245 millions
d'euros, chaque année, pendant une décennie. Petit calcul rapide : cela nous
fait approximativement une création d'emploi à 60 000 euros. Pièce. Sans
compter les destructions de jobs induits par les changements de technologies.
Pas question pour autant de jouer aux climatosceptiques. Simplement, il
convient de modérer quelque peu l'ivresse de joie que semble procurer le
changement climatique. Le sauvetage de la planète a un coût important en matière financière et sociale.
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