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Edito  25.03.2008

Ingénieurs, on vous aime !

D’accord, ce n’est pas la profession la plus revendicative. Les ingénieurs sont plutôt des gars et des filles réservés. Mais supposons. Imaginons que la corporation tout entière se mette en grève. Vous me direz qu’il y en a d’autres. Que c’est même un truc banal, en gros, depuis que certains hommes emploient d’autres hommes en les rémunérant plus ou moins bien, dans des conditions plus ou moins bonnes. Mais supposons quand même que, soudain, les discrets ingénieurs arrêtent le boulot. Attention, pas une poignée d’irréductibles d’un micro bureau d’études, mais une bonne grosse majorité d’entre eux, tous secteurs confondus.

 

Motif invoqué : « On ne nous aime pas assez ! ». Les medias débattent, les experts bruissent, les employeurs lèvent un sourcil. Et le verdict tombe : les ingénieurs réclament davantage de reconnaissance. Leurs réalisations, leurs métiers, leurs diplômes, ne seraient pas assez mis en avant dans les media et la France ne serait pas consciente de leur importance. Pour donner du poids à cette revendication, leurs représentants du CNISF (Conseil national des ingénieurs et scientifiques de France) appellent à l’arrêt de travail immédiat, général et sans date de reprise. Et le mot d’ordre est largement suivi. Nous, on suit tout ça d’un œil curieux et amusé. En continuant tranquillement de prendre le métro, l’auto, ou le vélo pour aller au boulot. Après tout, ce ne sont pas quelques Caliméros en blouses blanches férues de chimie, de mécanique ou de béton armé qui vont empêcher le monde de tourner.

 

Mais très vite, rien ne va plus. Les magasins se vident, tout ce qui est produit dans les usines françaises se raréfie. C’est que nos ingénieurs les dirigent et en assument la direction technique. Les chantiers du BTP eux aussi sont à l’arrêt. Même les croquettes pour chats, les écrans plats et les cosmétiques gras ne sont plus livrés. La logistique nationale est, elle aussi, aux mains de nos rebelles. Jusqu’à la sûreté de la nation qui vacille. Qui fabrique et maintient à flot l’armada nucléaire française ? Des ingénieurs, encore. Le pays court à sa perte.

 

Heureusement, un sursaut national survient : chaque enfant scolarisé adopte un  ingénieur de sa région, un site « Vive les ingé. » est lancé pour que chaque citoyen témoigne sa reconnaissance aux ingénieurs et scientifiques de France, des murs de tendresse sont organisés  à l’entrée des bureaux, usines et chantiers. Alors ils finissent par retourner au boulot. Tout le monde respire et reprend son train-train.

 

C’est sans compter sur le double effet d’une telle grève. Car après la première couche, l’effet immédiat de l’arrêt de travail des ingénieurs de production, attention à la bombe à retardement. Celle que les ingénieurs rebelles ont déclenchée touche la recherche et développement. A cause de la grève, tous les projets sont en retard. Comme à Hollywood, suite à la grève des scénaristes. Résultat ? L’effet EADS et son A380 à la bourre est multiplié par 100. Chez les grands industriels français, tous les nouveaux produits mis en production sont décalés. Pendant que les concurrents étrangers raflent des parts de marché.

 

Allez, on se réveille. Le cauchemar est terminé. Le mauvais scénario catastrophe n’est que la vue d’un esprit tordu, puisque la société passe son temps à tresser des lauriers à ses ingénieurs. Le contraire serait injuste, vraiment trop injuste.



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Rédigé par Sylvia Di Pasquale/Cadremploi
Tags :
: grève
,
ingénieur
Commentaires

Rédigé par Alain PATOUREAU le 25/03/2008 à 16:48:25 #

Bravo pour le style. Cet article est très plaisant à lire. Si la société passe son temps à tresser des lauriers à ses ingénieurs, en revanche, je ne suis pas certain que les "sociétés" passent leur temps à le faire. L'action que vous décrivez avec humour serait salutaire pour les dirigeants de nos entreprises ou au moins pour certains d'entre eux !
L'ingénieur qui vous écrit aujourd'hui fait maintenant partie des seniors et, à ce titre,ne se sent pas aimé des entreprises. Celles-ci lui préfèrent l'ingénieur de moins de 35 ans.
Mais, c'est un autre débat.
Alors, grève des ingénieurs ou pas ?

Rédigé par Renzo le 25/03/2008 à 22:58:57 #

Je suis ingénieur depuis peu. Avant, j'étais pire: technicien! Et pour un ingénieur, qu'y a-t-il de pire?...Un financier! Ou encore: un commercial (haha rien que d'y penser). Non: je plaisante. Le problème de fond je le crois, c'est un racisme professionnel latent, ou plutôt un cloisonnement relationnel, du à nos origines scolaires (dans une moindre mesure pour les universitaires, car un campus bouillonne de cultures et de pensées). Ce qui augmente ce problème des ingénieurs (et des techniciens, mes chers collègues) hélas, et que l'article dit bien, c'est que nous sommes bien trop discrets. Combien vont intervenir ici, d'ailleurs? C'est que cette discrétion maladive est souvent salutaire pour notre profession et les activités que nous gérons, car le secret industriel est fondamental. Ainsi, nous sommes enveloppés d'un mystère construit par l'apparente complexité de nos activités scientifiques et techniques, entretenue par le secret. Et nous semblons souvent inabordables au commun, hautins, ailleurs et décidément pas comme "les autres". Allons! on fait notre job, c'est tout. Je m'entends bien avec mes collègues commerciaux (on se marre bien avec eux) et les financiers ont beaucoup à m'apprendre (c'est réciproque: l'industrie, c'est la technique plus le business). Mais nos dirigeants, hélas, sont de plus en plus rarement des ingénieurs. D'où le schisme, l'incompréhension. Parfois, "cela pète" déjà

Rédigé par swiss le 25/03/2008 à 23:42:08 #

Article trés instructif de grève fiction. Mais bon dans des sociétés qui ont choisies de réorienter leur profit du travail vers l'action. Il serait temps pour les ingénieurs d'imiter nos frères de la finance : ou les traders sont payés pour ce qu'ils rapportent et non au fameux prix du marché !!! Le moment est peut-etre venu de sortir le carton rouge à défaut du drapeau rouge .....

Rédigé par jean le 26/03/2008 à 07:25:41 #

bonjour,
en effet le style est joli, mais le scénario décrit me semble un peu exagéré, ou du moins ne tient pas compte de l'énorme inertie bureaucratique française. je suis pour ma part persuadé que la plupart des services (sauf la R&D) continueront a fonctionner plus ou moins bien jusqu'à ce qu'un gros problème survienne.

Rédigé par Arnaud V. le 26/03/2008 à 08:52:12 #

La greve des ingenieurs aurait elle vraiment un impact???
A ma connaissance, il n'y a presque plus rien de fabrique en France qui soit de premiere necessite, a part la nourriture (et encore, il en viens massivement des pays de l'est et meme de chine) et quelques "niches".
Qui serai touche par ce mouvement???
Les secteurs qui permettent a notre balance commerciale de ne pas sombrer, mais c'est bien tous.
Pour la R&D : pas de probleme, j'externalise, j'econmise et je ferme ce site rempli de pre retraites et de prestataire tampons. Ces futurs retraites que je ne savais pas remplacer (et ne voulait pas), les Indiens ont faim, ils sont nombreux et pour le prix d'un ingenieur Francais, je m'en paye 30 charge comprises.
Pessimiste? Non, realiste, je vois ces processus ce mettre en place, la definition du mode de fonctionnement de l'externalisation.
Regle le probleme du papy boom!!!
Vive la societe de service qui brasse du vent et construit ses bases sur quoi??? Le commerce (de cochonneries importees), la vente de services a la personne, de telecom...
Sur quelle base concrete et palbable construit on la societe de demain???
Les ingenieurs vont prendre la place de l'ouvrier, exploite par des BIG BOSS qui se demandent comment faire pour gagner plus et remplacer ce vieux X5 par un Cayenne ou un Q7.
Notre metier, nos salaires ne font plus rever, c'est plus valorisant d'etre manager (gestionnaire en francais) qu'assis sur une culture technique et de creer...Aux US, on en est ou?

Rédigé par M. Sabela le 26/03/2008 à 09:18:20 #

Génial! A diffuser obligatoirement chez tous les férus du management financier pur, pour qui le monde tourne tout seul, à condition d'y mettre du fric et de contrôler les dépenses. Pour eux l'ingénieur fera toujours tout sans aucun problème et sans broncher. L'ingénieur ne compte pas à tel point qu'ils ne réalisent pas du tout qu'ils sont totalement dépendants de ces pauvres ouvriers de la science. Ce qui compte c'est le cours de la bourse, pas l'activité. C'est le magouillage dech chiffres, pas les mathématiques. La formation économique, financière et commerciale - c'est très bien. Faut-il avoir quelque chose à vendre et quelqu'un pour le concevoir et le réaliser...

Rédigé par Ernest Etamè Ndédi le 26/03/2008 à 11:38:50 #

Le scénar n'est pas mauvais, pour enclencher sur le commentaire précédent, je pense que la France pays de la littérature et de la salade niçoise ne fait pas assez de flon flon à ses scientifiques, ni même à ses économistes. Elle préfère ses Voltaire, Hugo, Charlemagne, Louis Capet, Charles de Gaulle, Leclercq, etc. Mais au fond elle est très fière des Haussmann, Curie, Pasteur, Eiffel. Je dis aux ingénieurs faites un peu de marketing les gars et pas trop de pleurnicheries non plus. On vous aime bien; y a qu'à voir la tyranie de X, Centrale, Sup' Elec, etc. continuent d'exercer sur le pays.
Juriste de plus de 40 ans (formé à St-Etienne et à Lyon)

Rédigé par Sofia le 26/03/2008 à 12:39:52 #

Vous avez vu ? Il n'y a que des messieurs qui réagissent à l'édito. Les femmes ingénieures n'ont-elles pas le temps de lire ? Merci pour cette fiction, c'est vrai que ça fait réfléchir sur notre pouvoir. Tiens, je vais aller voir mon chef pour lui parler d'une augmentation pour service rendu à la nation...

Rédigé par Jerome le 26/03/2008 à 15:00:05 #

L'article est effectivement plaisant par son style décalé pseudo science fiction, mais il met le doigt sur un réel problème de la société Française par rapport aux Anglo-saxons et notamment aux Etats-Unis: les ingénieurs sont si peu considérés chez nous qu'il est difficile en France de faire carrière en restant dans la technique.
Ingénieur moi-même et ayant travaillé des deux cotés de l'atlantique, la différence est flagrante, non seulement dans la considération des fonctions techniques mais aussi dans sa traduction en terme salarial.
Aux Etats-Unis, un expert technique pourra atteindre un niveau de rémunération très élevé sans pour autant manager une équipe ou s'orienter vers le marketing ou le commercial. A condition bien évidemment d'être et de demeurer réellement au sommet de son art. En bon pragmatique, seul le résultat compte la bas.
A contrario, un ingénieur en France qui souhaite rester dans une fonctions purement R&D, n'encadre pas et n'est pas responsable de P&L verra son salaire plafonner très rapidement. Sans parler de l'influence du diplôme et de la notoriété de l'école, toujours déterminante même après 20 ans de carrière quel qu'ai été le parcours professionnel.
Preuve supplémentaire, il suffit de lire les annonces de postes 'exécutifs' de haut niveau: toutes demandent un profil commercial, jamais ingénieur. OK pour vendre un produit, mais pourquoi s'embêter à comprendre de quoi il s'agit, à quel besoin il correspond et comment il se positionne sur son marché ?

Rédigé par Morant le 26/03/2008 à 17:19:57 #

Je pense que nous sommes tous ingénieurs.

Que ce soit dans l'industrie manufacturière, de l'automobile, de l'aéronautique mais aussi celle financière, des ressources humaines (même si dans ces deux dernières industries les ingénieurs financiers * ou RH revendiquent une complexité, ou en appellent à des sciences humaines et sociales dont une grande partie restent à découvrir). Peut être pouvons nous parler d'ingénierie de la politique d'un état *.

La question stratégique derrière certaines réponses comme celles d'arnaut v est devons nous conserver les industries manufacturières, la question fondamentale est dans quels domaines souhaitons nous être des compétiteurs, avec quelle chaîne de création de la valeur (de l'éducation à la formation continue, de la recherche à l'investissement en moyens).

Je pense personnellement qu'Areva est à conserver et j'en profite pour remercier de tout mon coeur Mr Joliot et ses équipes qui nous ont légué cette grande entreprise, c'étaient de grands ingénieurs, mais avant tout de grands hommes. Plus largement merci à tous les ingénieurs de tous corps de métiers ou fonctions qui ont combattu pour l'humanité, en 45, sans eux assurément nous n'en serions pas là. Et mon coeur saigne pour les morts.

On est tous ingénieurs.

Frédéric Morant
PS : * une amie m'a dit que les ingénieurs de ces secteurs étaient en grève, et l'actualité lui donne raison, alors qu'ils reviennent on fera l'effort de les aimer s'ils n'abusent pas

Rédigé par Olivier le 26/03/2008 à 18:49:50 #

A mon sens et sans vouloir jouer les vétérans (j'ai la trentaine...) autrefois le métier d'ingénieur était respecté car il fallait reconstruire. De plus leurs actions étaient directement visibles et spectaculaires (ponts, bateaux, automobiles, avions, ...) et accessoirement les financiers n'étaient là que pour permettre la réalisation de ces projets.
Aujourd'hui tout est banalisé et la technologie encore plus : je tourne la clé de ma voiture, je tape sur le clavier de mon ordinateur... Combien d'ingénieurs, de techniciens ont travaillé pour permettre cela ?
D'aucun disent que l'Homme est "largué" par l'évolution, qu'il se contente d'utiliser à un très faible pourcentage des technologies qui dépassent son entendement.
Ainsi nous sommes peut être condamné a être les petites mains de l'ombre incomprise tant les métiers en vogue sont "manager" et "financier" qui sont devenus des fins plus que des moyens... Ingénieur c'est pourtant respectable, tout autant qu'instituteur. Problème d'image ? Problème plus large ?
Personnellement je garde en tête les mots de mon maçon de parrain : "tu fais des études pour devenir ingénieur ? C'est bien mon piot"

Rédigé par anonyme le 26/03/2008 à 22:17:22 #

Je suis atterré par tous ces poncifs et platitudes. Au delà du comique de second ordre, cet article est uniquement un amalgames d'idées préconçues. Je ne comprends même pas le but recherché, si ce n'est de gloser sur les ingénieurs.

Rédigé par Christine le 27/03/2008 à 12:02:59 #

Bonjour,
Pour faire suite au message de Sofia, je suis donc la 2e femme à répondre.
Mon sentiment après cette lecture : amusée, puis lassée et fatiguée, car c'est malheureusement la vérité. Le métier d'ingénieur n'est pas reconnu à sa juste valeur, plutôt ne l'est plus.
Je suis ingénieur, je travaille à plein temps et je suis aussi l'heureuse mère de 3 garçons (mère nature est farceuse) : 18, 14 et 12 ans. Depuis 3 ans je conseille à mes fils qui ont des dispositions pour les sciences donc probablement pour le métier d'ingénieur, qu'il leur faudra compléter leur formation d'ingénieur ou de technicien par une formation en économie, gestion ou finance, car c'est là qu'est le pouvoir, malheureusement ! Résultat : démantèlement de notre tissu industriel sur la base de critères purement financiers ...

Rédigé par balibalo le 27/03/2008 à 17:34:44 #

Cher mOsieur "anonyme"

Au delà du courage que vous manifestez à apparaitre caché, je ne vois pas l'intérêt purement égoïste de casser du sucre sur la dos des ingénieurs. Il est évident que ce statut demande une compétence acquise par des années de travail, il est évident que les ingénieurs sont présents dans le quotidien de tout un chacun...alors vos remarques gratuites, vous pouvez les garder pour vous. Merci à cadremploi.fr de rendre hommage à une catégorie d'employés si silencieuse. Si un ingénieur ne communique pas, c'est souvent qu'il travaille.

Rédigé par merci de laisser paraitre mon post :-) le 31/03/2008 à 02:24:30 #

Ceux qui ont le vrai savoir-faire ont le vrai pouvoir!!!

C'est simple comme ça !
Notre société technologique se développe à toute vitesse alors que le salaire d'embauche des ingénieurs régresse à toute vitesse !

Lorsque qu'un patron fait pression sur un employé avec le chomage, il joue avec la peur de l'employé, mais c'est pourtant lui qui a le plus peur :
- que le travail soit mal fait, - en retard, - que l'ingé démissionne, - que le savoir faire soit perdu ... - de réembaucher, de reperdre du temps à reformer cet employé,

En définitive, perdre un employé, c'est perdre de l'argent !
Un employé non reconnu salarialement est un employé démotivé, déjà perdu car il ne capitalise plus de savoir faire par sa curiosité et son intelligence.
Les sociétés de services ont offert quelques années le mirage de la solution miracle à tous ces aléas, mais c’est terminé !
Les sociétés de service cassent la loi de l'offre et la demande dans le secteur de l'ingénierie.
Si j'avais un conseil à donner, d'ingénieur à ingénieur, c’est de capitaliser un savoir-faire qui vous motive, vendez le à votre patron dans l'esprit gagnant-gagnant, et refusez autant que vous le pouvez de travailler à la solde des ennemis du vrai marché de l'emploi ... interim, sociétés de services, intermédiaires sans valeur ajoutée.

denis à toulouse

Rédigé par Iouant le 01/04/2008 à 17:46:54 #

Bonjour,

Je rebondis sur la remarque de Christine : personnellement je conseillerais à des lycées/étudiants ayant des dispositions pour les matières scientifiques de choisir d'abord entre le monde de l'entreprise et celui de la recherche. Car le fossé est déjà visible à ce niveau : un proche a effectué une thèse en France , puis des CDD (post-doctorats) aux USA et en Suisse. Verdict : les salaires y sont honnêtes et doubles de ceux proposés en France. Si on tient compte des frais annexes (santé, retraite, impôts), le niveau de vie d'un chercheur est comparable à celui d'un ingénieur dans ces pays. En revanche, le chercheur travaillant en France a un niveau de vie divisé par 2 par rapport à un ingénieur en France. Seuls le prestige et la considération y sont équivalents !

Ensuite, je conseillerais à un jeune choisissant les métiers de l'entreprise de faire D'ABORD un bac ES suivi d'études en sup' de co ou IAE... Et seulement en dernière année d'étude, d'acquérir une double-compétence dans un domaine scientifique (mathématique, matériaux, informatique...). Et surtout pas l'inverse : c'est ce que j'ai fait (ingénieur puis IAE) et c'est out simplement inutile ! Pas reconnu et même regardé de travers : "quoi vous vouliez changer de filière, vous êtes insatisfait, instable, indécit ?".

Pour le reste, je considère que l'ingénieur n'est pas totalement à plaindre...

Rédigé par Juste moi le 29/06/2008 à 19:58:42 #

Bonjour,
Je suis ingénieur.
On ne gagne pas trop, surtout après les impôts.
On fait beaucoup d'heures supplémentaires non payées.
On a un stress énorme.
On n'est pas bien reconnus socialement.
Et après vous osez écrire un article bidon sur "adopter un ingénieur" ou bien "ingénieurs sont des caliméros pleurnicheurs" ?
Au final, on a simplement envie de changer de métier et de vous laisser le faire ! Et là, on verra qui rira le dernier. :)
Nous on sera en retraite bien méritées.

Rédigé par Sylvestre le 07/02/2010 à 00:57:28 #

Bravo pour ce morceau de fiction. Pour ma part, je ne pense pas que l'on puisse encore raisonner à l'échelle de la France. Beaucoup de produits sont conçus et/ou produit à l'étranger.
Il faut se rendre à l'évidence, l'aéronautique reste une vitrine pour la France mais n'est sans doute pas un moteur pour l'emploi.

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