La nouvelle a jeté un sérieux coup de froid sur les relations américano-allemandes. General Motors (détenu à 70% par l'Etat US) renonce à vendre sa filiale allemande Opel à l'équipementier canadien Magna. A la clé de ce renoncement, 10 000 postes devraient être supprimés Outre-Rhin et du côté de l'antenne française du constructeur, on se fait sérieusement du mouron. Pour surprenant que soit ce revirement, il n'a rien d'étonnant.
L'administration Obama n'a pas décidé
d'ouvrir les hostilités avec le gouvernement d'Angela Merkel. La réalité est
beaucoup plus pragmatique. Les Américains deviennent (enfin) des conducteurs
comme les autres et se sont lassés des énormes pick-up et SUV gavés de sans-plomb. La tendance est au light et aux petites cylindrées comme par chez nous. Ford, l'autre constructeur de Detroit, s'apprête même à importer aux US les
petites Fiesta et Focus européennes pour répondre à cette demande. Et cette
marque va d'ailleurs boucler son année fiscale dans le vert.
Du coup, cette
manoeuvre a donné des idées à General Motors dont la filiale européenne
fabrique justement des petites Corsa et Astra qui feraient parfaitement l'affaire. Et
tant pis pour les dégâts collatéraux, d'autant qu'ils se produiront à Rüsselsheim,
siège d'Opel à côté de Francfort. Et Francfort, c'est tellement loin de
Detroit.
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